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Actualités et moments forts du mois de mai

Des voix autochtones à Santa Marta, New York et Cambridge (Royaume-Uni)

« Pour nous, la biodiversité, c’est la vie, » Minnie Degawan

De la protection des forêts et des montagnes à la promotion de systèmes alimentaires durables, les communautés autochtones sont depuis longtemps les gardiennes de la nature grâce à leur sagesse ancestrale et à leur profond sens des responsabilités envers la terre.


Un appel à une action intégrée face aux crises du climat, de la biodiversité et des terres
Explore la nécessité de renforcer la collaboration entre les Conventions de Rio. Le leadership et les savoirs autochtones sont essentiels pour répondre aux crises du climat, de la biodiversité et des terres grâce à des solutions intégrées.

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De l’engagement à l’action:
Accélérer la gestion durable des forêts Mettre fin à la dégradation et à la déforestation (Événement parallèle UNFF21, FSC).

“Il y a plus de valeur dans le bois, la terre, la forêt, l’eau, le sol, les plantes, ceux qui rampent, ceux qui nagent et ceux qui volent. C’est pourquoi nous disons: toutes nos relations”, David Flood, Première Nation Matachewan.

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Première Conférence internationale sur la transition hors des combustibles fossiles
Lors de l’événement, il a été souligné que les échanges entre les communautés des Peuples autochtones renforcent les solutions territoriales et les moyens de subsistance durables fondés sur les forêts…

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Dialogues d’action pour la nature
Apprendre des savoirs et du leadership autochtones: des modèles économiques inspirants pour la nature et les populations.

“La qualité de vie et la protection de la nature sont plus importantes que le profit économique…” Niila Inga, Peuple Sámi.

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Actualités et temps forts du mois d’avril

Les voix des Peuples Autochtones à Chiang Mai, Oaxaca, Yeosu, New York et Bonn.

Photos: Minnie Degawan: FSC/Christoph Söldner, autres photos: FSC-IF

Réunion Régionale Pipc Asie:
À Chiang Mai, un dialogue crucial s’est déroulé, où des leaders autochtones ont remis en question les systèmes, partagé leurs réalités vécues et réimaginé l’avenir de la gouvernance forestière en Asie.

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Communauté de pratique – Panama et Mexique
Échange de connaissances à fort impact entre les peuples Emberá, Wounaan et Zapotèque à Ixtlán de Juárez, Mexique.

Laissez-vous inspirer!

Rencontre birégionale du LCIPP – Semaine du climat en Corée
Lorsque les savoirs forestiers rencontrent la prise de décision mondiale.

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UNPFII à New York:
“Assurer la santé des peuples autochtones, y compris dans le contexte de conflit.”
Protégez leurs droits. Protégez les forêts. Protégez la Terre.

Points forts

Réunion générale du personnel 2026
« La collaboration avec le FSC permettra-t-elle à au moins une communauté d’accéder à la vie meilleure à laquelle nous aspirons ? »

FSC-IF à la GSM

Opportunités pour les Peuples Autochtones:
Le FSC offre de multiples voies pour permettre aux peuples autochtones de s’engager et de diriger.

FSC et Peuples Autochtones

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La gestion forestière par les Peuples Autochtones en Asie

Tout savoir sur la certification FSC en Asie

Mars 2026 

Les 21 et 22 mars, la Fondation Autochtone FSC a organisé la réunion intitulée « Gestion forestière autochtone : naviguer dans la certification FSC en Asie ». Un groupe hétérogène composé de dirigeants autochtones, de représentants de la FSC-IF et du FSC, ainsi que d’acteurs régionaux, s’est réuni à Chiang Mai, en Thaïlande, pour un dialogue approfondi sur l’avenir de la gouvernance forestière en Asie. Il en est ressorti non seulement une discussion technique sur les systèmes de certification, mais aussi une réflexion profonde sur les droits, la résilience et les réalités vécues par les peuples autochtones confrontés à des politiques étatiques restrictives et aux pressions des entreprises.

Dès le début, les participants ont clairement établi une chose : la certification forestière ne peut être dissociée du contexte plus large des droits des Peuples Autochtones. Partout en Asie, les Peuples Autochtones continuent de faire face à un accès de plus en plus restreint à leurs terres ancestrales, à des politiques étatiques restrictives et à des pressions économiques concurrentes.

La tension entre les normes et la réalité

Le Forest Stewardship Council (FSC) se positionne comme un leader mondial de la gestion forestière responsable, avec plus de 117 millions d’hectares certifiés à travers le monde. De plus, le FSC a défini 10 principes, dont trois sont particulièrement pertinents pour les Peuples Autochtones :

Principe 2 : maintenir ou améliorer le bien-être social et économique des travailleurs ; 

Principe 3 : respecter les droits des Peuples Autochtones 

Principe 9 : maintenir ou améliorer les valeurs de conservation élevées, y compris les sites culturels et spirituels. 

Ces principes constituent des points d’entrée formels pour faire progresser les droits des Peuples Autochtones au sein du système FSC. Pourtant, le dialogue a révélé un fossé persistant entre ces engagements et leur mise en œuvre sur le terrain.

Une préoccupation urgente a été soulevée concernant le FPIC. Pour de nombreux participants autochtones, le FPIC n’est pas simplement une étape procédurale, mais une expression fondamentale de l’autodétermination. Les témoignages partagés lors de la réunion ont illustré comment, dans la pratique, les communautés sont souvent consultées trop tard, voire pas du tout, alors que les décisions concernant leurs terres sont déjà en cours. La crainte est que les révisions en cours des normes FSC affaiblissent le FPIC, transformant un droit substantiel en une simple formalité administrative.

M. Nicolas Mujah, membre du Conseil de l’IF FSC, a également mentionné comment les communautés peuvent engager des procédures de réclamation pour contester les violations:

« Il est important d’intégrer le FPIC au FSC. Au sein du FSC, il existe un cadre de recours : si vous estimez avoir été victime d’une injustice, vous pouvez commencer par le mécanisme de plainte. »

Les participants ont convenu que le FSC et les mécanismes de certification similaires doivent fournir des processus de plainte et de recours transparents et efficaces. Les mécanismes de plainte peuvent être anonymisés pour protéger les défenseurs des droits humains, mais un soutien systémique et un suivi font défaut, ce qui sape la responsabilité.

Obstacles structurels à la participation

La participation a été un thème central du dialogue : qui a le pouvoir de définir les règles ?

La structure de gouvernance du FSC, articulée autour de chambres économiques, sociales et environnementales, est conçue pour équilibrer les intérêts. Cependant, les participants ont mis en évidence des obstacles importants pour les Peuples Autochtones. Les cotisations, la complexité technique, le pouvoir de vote limité et l’accès inégal à ces mécanismes restreignent tous une participation significative. Pour de nombreuses communautés dépendantes de la forêt, le simple fait de s’y retrouver dans le système peut être accablant, en particulier pour les communautés autochtones disposant de ressources limitées et d’un soutien insuffisant.

Cependant, malgré ces défis, plusieurs mécanismes d’engagement ont été mis en avant par Jacki Yeung, responsable des adhésions du FSC pour la région Asie-Pacifique :

  • Participation aux motions de l’Assemblée générale et aux processus de vote
  • Implication dans les discussions des chambres et les groupes de travail
  • Engagement dans les consultations et les plateformes d’élaboration des politiques

Les participants ont souligné que si l’adhésion individuelle peut sembler limitée, l’organisation collective au sein des chambres peut renforcer l’influence autochtone.

Une voie à suivre : réforme et collaboration

Malgré les défis, le ton de la réunion n’était pas celui de la résignation, mais d’une détermination prudente.

Les participants ont appelé à des réformes concrètes au sein du FSC, reconnaissant que les structures actuelles sont insuffisantes pour protéger les droits des Peuples Autochtones, notamment en réduisant les obstacles à l’adhésion, en renforçant la représentation autochtone et en garantissant une application cohérente des normes. L’accent a également été fortement mis sur l’action collective, l’organisation au sein des chambres, la création de réseaux régionaux et l’élaboration de messages communs pour les plateformes mondiales.

Lors de la dernière journée du dialogue, les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme ont été mis en avant comme un outil complémentaire, notamment pour renforcer la responsabilité et l’accès aux voies de recours. Alors que des lois rendant obligatoire la diligence raisonnable commencent à voir le jour dans plusieurs pays, il existe un potentiel croissant d’aligner les systèmes de certification sur des cadres juridiques plus larges.

Conclusion : de la participation au pouvoir

Cette rencontre a mis en évidence un moment critique pour la gouvernance forestière en Asie. Le FSC et les systèmes similaires recèlent un potentiel considérable, mais leur légitimité dépend de leur capacité à tenir leurs promesses.

Pour les Peuples Autochtones, la question n’est pas de savoir s’il faut s’engager, mais comment transformer ces systèmes afin qu’ils reflètent véritablement leurs droits, leurs connaissances et leur leadership.

Dans l’ensemble, la rencontre a été révélatrice et a créé un espace de réflexion critique, les participants ayant exprimé leur gratitude pour cette occasion de partager leurs expériences et de remettre en question les systèmes existants.

« J’ai beaucoup appris sur le FSC et le PIPC. Merci pour cet échange d’apprentissage ; le fait de comprendre les défis et les expériences de chacun a rendu cette expérience vraiment significative et fructueuse. J’espère également que les jeunes s’impliqueront davantage. »

– Naomi Be-ilan, jeune autochtone, Ikalahan, Philippines 

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Journée internationale de la femme – 8 mars

Les femmes autochtones, leurs droits et la protection de Mère Nature.

Partout dans le monde, les femmes continuent d’être les moteurs du changement au sein de leurs familles, de leurs communautés et de leurs écosystèmes. Parmi elles, les femmes autochtones se distinguent comme les gardiennes essentielles de la nature, dépositaires de systèmes de connaissances qui soutiennent la biodiversité, protègent les écosystèmes et aident les communautés à s’adapter au changement climatique. Cependant, leurs contributions sont encore trop souvent ignorées dans l’élaboration des politiques, la recherche et le discours public.

La Journée internationale de la femme est l’occasion non seulement de réfléchir aux inégalités auxquelles les femmes continuent d’être confrontées, mais aussi de reconnaître leurs contributions profondes à la société et à la planète. Dans de nombreuses communautés autochtones, les femmes jouent un rôle essentiel dans le maintien des traditions culturelles, tout en protégeant les environnements naturels dont dépendent leurs communautés.

La leader autochtone Aissatou Ibrahim réfléchit à la signification de cette journée :

« Pour moi, la Journée internationale de la femme est simplement un moyen de valoriser même les petites choses que font les femmes, y compris à la maison. Le matin, c’est elle qui se lève avant tout le monde, et c’est elle qui se couche après tout le monde. Sans les femmes, il n’y a donc pas de vie. Sans les femmes, il n’y a pas non plus de joie à la maison. Une maison sans femme est comme une maison dans l’obscurité ».

Ses paroles nous rappellent que les contributions quotidiennes des femmes, souvent invisibles ou sous-estimées, sont essentielles au bien-être des familles, des communautés et des sociétés.

Lorsque ces contributions passent inaperçues, leurs connaissances sont également exclues des politiques environnementales et des stratégies de conservation. En conséquence, de précieuses occasions de renforcer la gestion durable des écosystèmes sont perdues.

Porteurs de connaissances et observateurs du climat

Dans de nombreuses communautés autochtones, les femmes possèdent une connaissance approfondie des plantes, des animaux, des modèles climatiques et des écosystèmes. Cette connaissance s’est développée au fil de générations d’observation, d’expérience et de pratiques culturelles, et joue un rôle essentiel dans le maintien des moyens de subsistance et de la biodiversité.

Aissatou décrit la profondeur de cette connaissance dans sa communauté :

« Ce sont les femmes qui savent où trouver les herbes, les arbres et les feuilles, que ce soit pour se nourrir, se soigner, enseigner ou transmettre ces connaissances et cette sagesse traditionnelles. »

Cette compréhension de la nature va bien au-delà de l’utilisation des plantes. Les femmes autochtones observent attentivement les changements saisonniers, le comportement des animaux et les signes environnementaux qui aident les communautés à anticiper les conditions climatiques.

Comme l’explique Aissatou :

« Les femmes savent prédire le temps qu’il fera. Quand il fera chaud, quand il pleuvra, comment sera la saison, si elle sera longue ou courte, s’il y aura des inondations ou des sécheresses. »

Ces observations sont vitales dans les régions où les moyens de subsistance dépendent étroitement des cycles naturels. Les femmes orientent souvent les décisions concernant les saisons des semailles, l’utilisation des ressources naturelles et le déplacement des animaux, aidant ainsi les communautés à s’adapter aux conditions environnementales changeantes.

Défis et pressions

Malgré leur rôle essentiel dans la gestion environnementale, les femmes autochtones continuent de faire face à des défis importants. De nombreux territoires autochtones sont de plus en plus menacés par la déforestation, les industries extractives et l’invasion des terres, ce qui met en péril à la fois les écosystèmes et les moyens de subsistance traditionnels.

Dans le même temps, les inégalités sociales et la discrimination fondée sur le genre limitent souvent la participation des femmes à la prise de décision en matière d’environnement. Il est donc essentiel, tant pour la justice entre les sexes que pour la protection de la biodiversité, de reconnaître les droits des femmes autochtones, y compris leurs droits fonciers, leurs droits culturels et leur rôle de premier plan dans la gouvernance environnementale.

L’identité autochtone et l’avenir

Malgré ces défis, les femmes autochtones continuent de faire preuve de résilience, de leadership et de détermination.

Pour Aissatou, l’identité autochtone est une source de fierté et de force :

« Être autochtone, c’est posséder des connaissances et une sagesse traditionnelles, avoir une identité, être connecté à un territoire d’une manière ou d’une autre ».

Ce lien avec la terre et la culture détermine la manière dont les communautés autochtones comprennent leur responsabilité de protéger la nature et de préserver leur mode de vie.

Aissatou partage également un message inspirant pour les jeunes générations :

« Jeunes gens, ce message s’adresse à vous. Soyez fiers de qui vous êtes. Soyez très heureux d’être autochtones, quel que soit votre peuple, votre pays ou votre origine. »

« Être autochtone est une chance que nous ne devons jamais laisser passer, et nous devons prendre soin et protéger notre communauté, notre identité, notre culture et nos connaissances traditionnelles. »

Aujourd’hui, alors que nous célébrons la Journée internationale de la femme, il est important de rappeler que la protection de la nature et la promotion des droits des femmes sont étroitement liées.

Le Forest Stewardship Council (FSC) et la Fondation autochtone du FSC reconnaissent le rôle essentiel que jouent les femmes autochtones dans la protection des forêts, le maintien de la biodiversité et le renforcement de la résilience des communautés. Découvrez comment le FSC collabore avec les peuples autochtones de différentes manières afin de créer des opportunités communes.

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