News

Renforcer la représentation des Peuples autochtones des États-Unis au sein du FSC

Le Comité permanent des Peuples autochtones (PIPC) du FSC en Amérique du Nord

Photo: David Flood

En juin dernier, le 49e National Indian Timber Symposium, organisé par l’Intertribal Timber Council, la Menominee Indian Tribe of Wisconsin et la Stockbridge-Munsee Community, a réuni plus de 500 délégués venus de l’ensemble des États-Unis. Cet événement a offert un espace unique où les Nations tribales, les professionnels de la foresterie et leurs partenaires ont pu renforcer leurs relations et partager leurs expériences en matière de gestion forestière menée par les Peuples autochtones.

Photos: Satnam Manhas, David Flood

La Fondation autochtone FSC (FSC-IF) a participé au Timber Symposium, avec Satnam Manhas, aux côtés de David Flood, président du Comité permanent des Peuples autochtones (PIPC) du FSC, ainsi qu’avec la participation de Lorraine Rekmans, membre du Conseil d’administration international du FSC.

David Flood, de la Première Nation Matachewan, est revenu sur cette rencontre en déclarant : « L’atmosphère était très accueillante, comme une grande famille réunie au sein de l’Intertribal Timber Council. »

Satnam Manhas a également partagé ses impressions, en soulignant l’occasion d’apprendre de l’approche des Menominee en matière de gestion forestière : « Permettre à chacun de voir comment les Menominee gèrent leur forêt, non seulement pour la production de bois, mais aussi dans l’intérêt de toutes les espèces, a démontré l’importance de la gestion autochtone des forêts et la manière dont les systèmes de connaissances traditionnelles continuent de façonner la gestion durable des forêts. Il était également inspirant de constater comment leur expérience a contribué à influencer les Normes FSC. »

De son côté, Lorraine Rekmans, de la Première Nation Serpent River, a indiqué que cette rencontre avec Menominee Tribal Enterprises, dans le cadre du 49e Intertribal Timber Symposium, avait constitué une excellente occasion de nouer de nouveaux partenariats. Elle a ajouté : « Le peuple Menominee pratique une récolte sélective du bois de façon continue depuis 1854 et possède une expertise remarquable en matière de gestion durable des forêts. Ce sont d’excellents partenaires au sein du réseau FSC. »


Réunion régionale entre les dirigeants autochtones, la FSC-IF et le FSC

En parallèle du symposium, le FSC-IF a organisé une réunion le 8 juin pour faciliter la sélection des membres de la région américaine au sein du Comité permanent des Peuples autochtones (PIPC) du FSC.

Photos: Satnam Manhas

Cette réunion a offert un espace de dialogue sur la gestion forestière et sur le rôle essentiel que jouent les Peuples autochtones au sein du Forest Stewardship Council (FSC).

Les participants ont discuté du rôle des membres du PIPC et sont convenus d’un processus de nomination reflétant leurs propres valeurs culturelles et leurs traditions décisionnelles. Après un temps de réflexion collective, les participants sont revenus avec une candidature, illustrant une gouvernance autochtone fondée sur le respect et le dialogue.

L’un des principaux temps forts de la rencontre a été l’échange de connaissances et de perspectives entre les dirigeants autochtones de la Chambre autochtone du FSC Canada et les participants autochtones des États-Unis.

Ces échanges ont également permis de réfléchir aux expériences historiques qui continuent de façonner la gestion forestière des Peuples autochtones au Canada et aux États-Unis. À ce sujet, David Flood a déclaré :

« Les Peuples autochtones des deux pays sont confrontés depuis longtemps à des défis liés à leurs terres, à leurs cultures et à leurs droits. Malgré cette histoire, les Nations autochtones continuent de renforcer leur gouvernance, d’affirmer leurs droits et de maintenir leurs liens avec leurs territoires traditionnels. La réconciliation est un processus permanent. La certification FSC, notamment à travers le Principe 3, peut y contribuer en reconnaissant les droits des Peuples autochtones et en favorisant le respect du Consentement libre, préalable et éclairé (CLPE). »

Photos: Satnam Manhas

La réunion a également rassemblé des représentants de l’ensemble du système FSC, notamment de FSC North America, FSC US, FSC Investment and Partnerships, ainsi que des membres du FSC. Leur participation a permis d’approfondir la compréhension mutuelle, de renforcer la collaboration et de favoriser le dialogue entre les dirigeants autochtones et l’ensemble de la communauté du FSC.


« À nos frères et sœurs Menominee ainsi qu’à toute la famille de Menominee Tribal Enterprise, merci pour cette semaine enrichissante au cours de laquelle vous avez accueilli la 49e réunion de l’Intertribal Timber Council et contribué à faciliter la réunion régionale des États-Unis en Amérique du Nord. »

David Flood, Première Nation Matachewan

News

Forêts et Voix Autochtones | Juillet 2026

Appel à candidatures pour rejoindre le Conseil de la Fondation FSC pour les Peuples Autochtones et autres actualités

Appel à candidatures pour rejoindre le Conseil de la Fondation FSC pour les Peuples Autochtones

La Fondation FSC pour les Peuples Autochtones (FSC-IF) a lancé un appel à candidatures pour rejoindre son Conseil pour un mandat de trois ans débutant en 2026. Cet appel vise à désigner un membre autochtone provenant d’Amérique centrale, d’Amérique du Sud ou des Caraïbes, qui apportera les perspectives des Peuples Autochtones à l’orientation stratégique de la Fondation et contribuera au renforcement de la gouvernance forestière à l’échelle mondiale.

Les candidat(e)s doivent être soutenus par une organisation, un conseil, un réseau ou une autorité traditionnelle autochtone, et démontrer une expérience dans les domaines des droits des Peuples Autochtones, de la gouvernance forestière, des questions foncières et territoriales, de la biodiversité ou de domaines connexes.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 26 juillet 2026 à 17 h 00 (UTC-05:00). L’appel à candidatures complet, les critères d’éligibilité et les modalités de candidature sont disponibles sur le site web de la Fondation.


Les voix des Peuples Autochtones façonnent le financement climatique lors de la réunion du Conseil du FRLD

Les Peuples Autochtones redéfinissent le débat sur le financement climatique.
Lors de la neuvième réunion du Conseil du Fonds pour la réponse aux pertes et préjudices (FRLD), les Peuples Autochtones ont appelé à un financement climatique qui respecte leurs droits, renforce leur participation et parvienne directement aux communautés.

En savoir plus

17e session de la Conférence des Parties de la CNULCD (UNCCD)

La Fondation FSC pour les Peuples Autochtones participera à la COP17 de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD/UNCCD), la principale conférence mondiale consacrée à la désertification, à la dégradation des terres et à la sécheresse, afin de faire entendre les voix des Peuples Autochtones dans les discussions mondiales sur la restauration des terres et la gestion durable des terres.

Visitez la COP17 de la CNULCD

Site web

Nouvelles orientations des Nations Unies sur le Consentement Libre, Préalable et Éclairé

Un nouveau rapport fournit des orientations pratiques pour la mise en œuvre du Consentement Libre, Préalable et Éclairé (CLPE) dans le cadre des activités des entreprises. Élaborée par le Groupe de travail des Nations Unies sur les entreprises et les droits de l’homme, cette publication explique comment les États et les entreprises peuvent mieux respecter les droits des Peuples Autochtones tout au long du cycle de vie des projets d’entreprise.

Consulter le rapport

News

Actualités et temps forts du mois d’avril

Les voix des Peuples Autochtones à Chiang Mai, Oaxaca, Yeosu, New York et Bonn.

Photos: Minnie Degawan: FSC/Christoph Söldner, autres photos: FSC-IF

Réunion Régionale Pipc Asie:
À Chiang Mai, un dialogue crucial s’est déroulé, où des leaders autochtones ont remis en question les systèmes, partagé leurs réalités vécues et réimaginé l’avenir de la gouvernance forestière en Asie.

Lire l’article

Communauté de pratique – Panama et Mexique
Échange de connaissances à fort impact entre les peuples Emberá, Wounaan et Zapotèque à Ixtlán de Juárez, Mexique.

Laissez-vous inspirer!

Rencontre birégionale du LCIPP – Semaine du climat en Corée
Lorsque les savoirs forestiers rencontrent la prise de décision mondiale.

Cliquez ici

UNPFII à New York:
“Assurer la santé des peuples autochtones, y compris dans le contexte de conflit.”
Protégez leurs droits. Protégez les forêts. Protégez la Terre.

Points forts

Réunion générale du personnel 2026
« La collaboration avec le FSC permettra-t-elle à au moins une communauté d’accéder à la vie meilleure à laquelle nous aspirons ? »

FSC-IF à la GSM

Opportunités pour les Peuples Autochtones:
Le FSC offre de multiples voies pour permettre aux peuples autochtones de s’engager et de diriger.

FSC et Peuples Autochtones

News

Communauté de pratique Panama, Mexique

Échange entre Peuples Autochtones et construction de modèles économiques basés sur la nature

Avril 2026, Ixtlán de Juárez, Oaxaca, Mexique

Les 1er et 2 avril 2026, une délégation de Peuples Autochtones du Darién, Panama, a visité Ixtlán de Juárez, dans la Sierra Norte de Oaxaca, dans le cadre de la ‘‘ Communauté de Pratique Panama – Mexique ’’, un espace d’échange impulsé par la Fondation Autochtone FSC (FSC-IF) avec le soutien du laboratoire d’innovation du Groupe Banque Interaméricaine de Développement.

La délégation était composée de représentants des communautés d’Alto Playón, Puerto Lara, Arimae et Emberá Puru, appartenant aux Peuples Emberá et Wounaan, qui ont maintenu un dialogue direct avec les autorités communales du Peuple Zapotèque d’Ixtlán de Juárez, accompagnés par l’équipe technique du projet et FSC Mexique.

Cérémonie traditionnelle et dialogue

Cet échange s’inscrit dans le projet ‘‘Promouvoir des Modèles d’Affaires Autochtones Basés sur la Nature ’’, une initiative portée par la Fondation Autochtone FSC et cofinancée par BID Lab, qui accompagne les communautés autochtones dans la construction d’économies propres basées sur leur relation avec le territoire.

À travers ce processus, les communautés du Darién explorent comment transformer leurs savoirs, pratiques et formes d’organisation en modèles économiques générant des revenus sans rompre l’équilibre avec la nature, ainsi que l’identification de mécanismes permettant de reconnaître et de communiquer la valeur culturelle, sociale et environnementale de leurs produits et services.

L’apprentissage entre peuples, comme celui vécu à Ixtlán de Juárez, devient ainsi un outil clé pour identifier des voies propres de développement tout en renforçant la gouvernance communautaire et la capacité de prise de décisions à long terme.

Gouvernance et vision communautaire 

Visite de la réserve communautaire

À Ixtlán de Juárez, la forêt est une partie centrale de la vie communautaire. Sa gestion repose sur une structure de gouvernance basée sur l’assemblée, où les décisions répondent à une vision collective à long terme. Ce modèle se renforce à travers la gestion forestière certifiée FSC, qui a contribué à établir des critères clairs pour la gestion de la forêt et à consolider des pratiques d’administration responsables.

Au cours de l’échange, le Commissariat des Biens Communaux, Amado Maurilio Méndez Pacheco, a partagé certains des principes qui ont permis de consolider ce modèle :

‘‘ Souvent, nous voulons voir des résultats rapides, mais les processus communautaires sont de long terme. Une entreprise a besoin de temps pour mûrir. Ici, nous avons appris à nous organiser, à réinvestir et à avoir une vision claire de la direction que nous voulons prendre en tant que communauté. ’’

Plus que des initiatives isolées, les entreprises, la gestion de la forêt et l’organisation sociale font partie d’un même système répondant au bien-être communautaire.

Au-delà de la forêt : entreprises communautaires

L’un des axes principaux de la visite a été de connaître l’ensemble des entreprises communales qu’Ixtlán a développées à partir de son territoire.

La délégation a visité différentes initiatives productives créées et administrées par la communauté elle-même, parmi lesquelles la scierie, la fabrique de meubles, l’embouteilleuse d’eau purifiée et le parc écotouristique Ecoturixtlán, où ils ont également séjourné.

Visite de la scierie et de l’embouteilleuse

Parmi les espaces visités, le Belvédère en Verre s’est distingué, l’un des belvédères de ce type les plus hauts d’Amérique latine et un point emblématique du modèle touristique communautaire. Son développement a généré de l’emploi et des revenus non seulement pour Ixtlán, mais aussi pour les communautés voisines qui participent à la chaîne de valeur du tourisme.

Belvédère en Verre

L’initiative Juguetearte Capulálpam a également participé, produisant des jouets à partir de bois résiduel de la forêt. Ce modèle a particulièrement attiré l’attention des participantes, en montrant comment il est possible de valoriser des matériaux qui n’entrent pas dans les processus industriels pour générer de la valeur économique tout en contribuant à la conservation de la forêt.

Économie communautaire et prise de décisions

L’échange a permis de comprendre comment la communauté organise et distribue les bénéfices de ses activités économiques.

À Ixtlán, les revenus ne sont pas uniquement destinés à la distribution individuelle. Une partie est affectée à la provision sociale, une autre au réinvestissement dans la forêt et dans les entreprises, et seule une fraction est distribuée directement.

Selon César Canseco, Chef Opérationnel d’Ecoturixtlán :

‘‘ Ixtlán ne cherche pas à devenir millionnaire grâce à ses entreprises, mais à générer des emplois. Cela permet aux jeunes de rester, de trouver des opportunités au sein de la communauté. Avant, beaucoup voulaient devenir ingénieurs forestiers parce que c’était le principal moyen de subsistance ; aujourd’hui, ils cherchent aussi à se former dans le tourisme, l’administration et d’autres domaines. ’’

Ce modèle répond à une logique de durabilité à long terme, où le développement économique se construit sans compromettre le territoire.

De même, l’importance de disposer d’un accompagnement technique pour renforcer la gestion des entreprises communautaires et leur viabilité dans le temps a été soulignée.

Apprentissage sur le territoire

Les activités ont inclus des parcours dans la forêt mésophile de montagne, ainsi que des visites de projets productifs et touristiques de la communauté.

Parc écotouristique Ecoturixtlán

Au cours de ces espaces, Alina Santiago, leader autochtone zapotèque d’Ixtlán de Juárez, a joué un rôle clé dans la présentation du modèle communautaire. Avec Alejandro Reynosa, de FSC Mexique, ils ont présenté la certification de gestion forestière FSC et répondu aux questions de la délégation, notamment sur la manière dont cet outil peut renforcer la gestion de la forêt et contribuer à diversifier les sources de revenus des communautés autochtones.

Au-delà des contenus techniques, la rencontre a inclus des cérémonies, des expressions culturelles et des espaces de dialogue reflétant la relation profonde entre territoire, identité et communauté.

La délégation des Peuples Emberá et Wounaan a partagé avec grand intérêt et admiration l’impact que leur a produit la découverte du travail réalisé par leurs frères du Peuple Zapotèque. Ils ont exprimé leur enthousiasme en observant les résultats d’un processus construit sur 60 ans, ainsi que la croissance atteinte et le développement d’initiatives productives avec un haut niveau d’organisation. Ils ont particulièrement souligné la manière dont les ressources forestières ont été exploitées de manière durable, tout en maintenant la forêt forte, saine et protégée.

Luviana Chamapuro, présidente de l’organisation autochtone Oropéndolas, a partagé cet enthousiasme :

‘‘ Je retourne très heureuse dans ma communauté parce que je peux partager cela ; c’est pour cela que je suis venue : voir et partager avec ma communauté. Le tourisme est important et bien accueillir les touristes ; nous sommes artisanes, nous pouvons offrir de bons produits, un bon accueil, et je partagerai cela avec le groupe qui accueille les touristes. Ils ont réussi ces grands projets qu’ils réalisent et ce n’est pas facile ; ce sont de nombreuses années, mais ils y sont parvenus et je n’ai pas de mots. ’’

La cacique Aulina Ismare Opua, cacique du Congrès Général du Peuple Wounaan, a également partagé :

‘‘ La partie environnementale : je suis surprise de voir l’aménagement du territoire à l’intérieur des hectares. Au Panama, certaines communautés l’ont ; il manque seulement de renforcer le potentiel technique et d’apporter une valeur ajoutée. Cela nous aide à dire à l’État que nous ne voulons pas seulement l’avoir pour l’avoir, mais que nous voulons décider de la manière de le protéger, et cela contribue aussi au développement de la population et de l’État lui-même. ’’

Partie de la délégation, Peuples Emberá et Wounaan

Diversification et services écosystémiques

L’un des thèmes importants de l’échange a été la diversification des revenus à partir des services écosystémiques, notamment en raison de l’intérêt des communautés du Panama à identifier de nouvelles opportunités économiques au-delà de l’exploitation du bois.

Comme l’a indiqué Me Alina Santiago : ‘‘ Il existe d’autres produits dérivés de la forêt : l’eau, l’artisanat, la biodiversité, les crédits carbone. Il y a sept services écosystémiques que gère le FSC. ’’

Cette approche a permis de rendre visibles les bénéfices de la forêt pouvant se traduire en modèles économiques ne dépendant pas uniquement du bois, ouvrant des opportunités pour des communautés qui, en raison de leurs conditions territoriales, ne disposent pas de grands volumes forestiers.

Dans ce sens, la gestion forestière certifiée FSC a été présentée comme un outil qui renforce l’organisation communautaire, facilite une meilleure gestion de la forêt, permet d’identifier des opportunités de diversification économique et ouvre des possibilités d’accès à de nouveaux marchés, y compris des mécanismes comme le marché du carbone.

Un dialogue entre territoires

L’expérience à Ixtlán de Juárez offre des éléments pouvant être adaptés à différents contextes, en reconnaissant que chaque territoire possède ses propres conditions, mais aussi qu’il existe des principes communs dans la construction de modèles communautaires durables.


De la Sierra Norte de Oaxaca au Darién panaméen, la forêt reste un point de rencontre, où la durabilité n’est pas un concept abstrait, mais une pratique construite depuis la communauté.

Délégation du Panama, FSC-IF et FSC Mexique

1 2 3 4