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David Flood a été nommé nouveau président du Comité permanent des peuples autochtones du FSC

Nouveau président du FSC PIPC

David Flood

Nous sommes heureux d’annoncer l’élection de David Flood, représentant du PIPC pour l’Amérique du Nord et le Canada, au poste de président du Comité permanent des peuples autochtones du FSC pour un mandat de deux ans, de 2026 à 2028. 

Le rôle du PIPC est d’agir en tant que comité consultatif mondial pour conseiller le Conseil d’administration international du FSC sur le système de certification FSC, de protéger les droits des peuples autochtones, d’améliorer la gestion forestière et de soutenir les peuples autochtones dans la mise en place d’une gestion forestière certifiée par le FSC, en augmentant leur part de marché et leur valeur. 

Dans le cadre du fonctionnement du PIPC, les membres élisent un président tous les deux ans afin de garantir la continuité, le leadership partagé et un soutien constant au travail du comité. 

« C’est avec une grande gratitude que nous accueillons David Flood en tant que nouveau président du PIPC. Son élection à la présidence témoigne de la manière dont les valeurs autochtones guident le travail du PIPC ; le leadership autochtone a toujours été une fonction partagée et le PIPC l’a démontré en élisant David et en garantissant la continuité du leadership. Nous souhaitons la bienvenue à David dans ses nouvelles fonctions et nous nous réjouissons de travailler avec lui pour veiller à ce que les voix et les valeurs autochtones soient clairement exprimées et mises en pratique au sein du FSC. » – Minnie 

Réflexions de David Flood 

Faire le pas vers le leadership: 

David Flood est un ingénieur forestier agréé (IFR) et prend ses fonctions de président avec une conscience aiguë des relations qui façonnent le travail du PIPC. Après avoir siégé au comité pendant un peu plus d’un an, il s’est attaché à comprendre comment le PIPC interagit avec le Conseil de la Fondation autochtone du FSC, le Secrétariat et la gouvernance de FSC International. Il considère que le rôle de la présidence consiste à aider à orienter et à renforcer ces liens, tout en veillant à ce que le PIPC reste un organe consultatif efficace au sein du système plus large du FSC.

De plus, il reconnaît que cette responsabilité va au-delà de la simple coordination institutionnelle.  

« Nous sommes censés, à travers huit régions du monde, mener le changement pour assurer le respect de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP) et du consentement libre, préalable et éclairé (FPIC) en ce qui concerne les normes et la bonne gouvernance dans le secteur forestier, dans un esprit de réconciliation — du moins au Canada, nous utilisons ce terme —, tandis que dans d’autres régions, on parle plutôt de justice », explique David. 

Son expérience au sein du FSC a débuté en 2007, alors qu’il travaillait comme auditeur pour la Rainforest Alliance. L’une de ses premières missions concernait une Iisaak (mot nuu-chah-nulth signifiant « respecter ou apprécier ») forêt dont 51 % étaient considérés comme appartenant aux peuples autochtones. Comme l’a décrit David, il s’agissait « du premier transfert de propriété forestière de ce type où la forêt appartenait aux peuples autochtones », résultant d’efforts soutenus visant à changer la façon dont les terres étaient gérées. 

Si cette transition a constitué une étape importante, l’audit a révélé que les pratiques de gestion n’avaient pas évolué au même rythme. Comme il l’a souligné, « ils ont simplement supprimé l’ancien nom et en ont mis un nouveau, tout en conservant tous les gestionnaires », la forêt continuant à fonctionner selon des systèmes industriels. Cela a mis en évidence le décalage entre les changements de propriété et les changements significatifs en matière de gouvernance et de prise de décision. 

Le processus d’audit a identifié des non-conformités importantes, ce qui a conduit à la suspension du certificat FSC. En y réfléchissant, David a souligné qu’« une suspension est une affaire très sérieuse », mettant en avant à la fois la rigueur du système FSC et les défis que représente l’alignement des pratiques sur les approches menées par les peuples autochtones. 

Cette expérience a marqué un tournant décisif dans l’engagement de David auprès du FSC. Elle a façonné sa compréhension tant du potentiel que des limites des systèmes de certification, ainsi que de l’importance de veiller à ce que le leadership autochtone se reflète de manière significative non seulement dans la propriété, mais aussi dans la manière dont les forêts sont gouvernées et gérées au fil du temps. 

Au cours des années qui ont suivi, David a continué à s’impliquer au sein du FSC à travers des processus d’élaboration de normes et des fonctions de gouvernance, notamment en tant que membre du conseil d’administration de FSC Canada et de la Chambre autochtone du Canada, où il siège depuis plus de dix ans à ce jour. Ces expériences ont contribué à forger sa vision d’un alignement des systèmes du FSC sur les valeurs, le leadership et les processus décisionnels autochtones. 

L’an dernier, en 2025, David s’est tenu aux côtés du peuple Menominee pour célébrer une vision commune de la gestion forestière, et a participé à un événement parallèle lors de l’Assemblée générale du FSC au Panama sur le Principe 3 du FSC, tout en prenant part à des discussions menées par des peuples autochtones autour de la création d’une quatrième chambre au sein du FSC, dans le cadre de la Motion 5 proposée.

Regard vers l’avenir : une vision commune 

David considère le PIPC comme une plateforme composée de dirigeants autochtones qui apportent leur expérience de terrain et un engagement profond en faveur du changement. Le soutien aux initiatives qui touchent les communautés sur le terrain reste au cœur de cette vision. 

Dans le même temps, il reconnaît le contexte plus large dans lequel ce travail s’inscrit. Les efforts visant à défendre les droits des peuples autochtones s’inscrivent dans des systèmes mondiaux complexes, où l’ampleur des défis dépasse souvent la portée d’une seule organisation. Dans ce contexte, le PIPC et la Fondation autochtone du FSC continuent de jouer un rôle ciblé mais significatif, en collaborant avec le FSC pour faire avancer le changement et renforcer la reconnaissance des droits des peuples autochtones. 

Ce travail ne concerne pas seulement la gouvernance, mais vise également à contribuer à un mouvement plus large. 

Comme l’a exprimé David, il s’agit de continuer à « faire briller la lumière dans les ténèbres du colonialisme », tout en veillant à ce que « les peuples autochtones restent un élément clé du FSC ».

David Flood, IFR

L’élection s’est déroulée le 19 février 2026 avec la participation en ligne de tous les membres du PIPC. Nous adressons nos remerciements à Mme Alina Santiago pour avoir occupé le poste de présidente au cours de la période précédente. 

« Même si 2025 a été une année difficile pour la Fondation, nous avons eu la chance de t’avoir comme présidente du PIPC. Ton leadership nous a aidés à surmonter une période difficile et nous espérons que, à mesure que nous avançons, tu continueras d’être là pour nous offrir tes conseils. Merci, et comme dit mon peuple : MABUHAY ! (longue vie !) » – Minnie Degawan 

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Journée internationale de la femme – 8 mars

Les femmes autochtones, leurs droits et la protection de Mère Nature.

Partout dans le monde, les femmes continuent d’être les moteurs du changement au sein de leurs familles, de leurs communautés et de leurs écosystèmes. Parmi elles, les femmes autochtones se distinguent comme les gardiennes essentielles de la nature, dépositaires de systèmes de connaissances qui soutiennent la biodiversité, protègent les écosystèmes et aident les communautés à s’adapter au changement climatique. Cependant, leurs contributions sont encore trop souvent ignorées dans l’élaboration des politiques, la recherche et le discours public.

La Journée internationale de la femme est l’occasion non seulement de réfléchir aux inégalités auxquelles les femmes continuent d’être confrontées, mais aussi de reconnaître leurs contributions profondes à la société et à la planète. Dans de nombreuses communautés autochtones, les femmes jouent un rôle essentiel dans le maintien des traditions culturelles, tout en protégeant les environnements naturels dont dépendent leurs communautés.

La leader autochtone Aissatou Ibrahim réfléchit à la signification de cette journée :

« Pour moi, la Journée internationale de la femme est simplement un moyen de valoriser même les petites choses que font les femmes, y compris à la maison. Le matin, c’est elle qui se lève avant tout le monde, et c’est elle qui se couche après tout le monde. Sans les femmes, il n’y a donc pas de vie. Sans les femmes, il n’y a pas non plus de joie à la maison. Une maison sans femme est comme une maison dans l’obscurité ».

Ses paroles nous rappellent que les contributions quotidiennes des femmes, souvent invisibles ou sous-estimées, sont essentielles au bien-être des familles, des communautés et des sociétés.

Lorsque ces contributions passent inaperçues, leurs connaissances sont également exclues des politiques environnementales et des stratégies de conservation. En conséquence, de précieuses occasions de renforcer la gestion durable des écosystèmes sont perdues.

Porteurs de connaissances et observateurs du climat

Dans de nombreuses communautés autochtones, les femmes possèdent une connaissance approfondie des plantes, des animaux, des modèles climatiques et des écosystèmes. Cette connaissance s’est développée au fil de générations d’observation, d’expérience et de pratiques culturelles, et joue un rôle essentiel dans le maintien des moyens de subsistance et de la biodiversité.

Aissatou décrit la profondeur de cette connaissance dans sa communauté :

« Ce sont les femmes qui savent où trouver les herbes, les arbres et les feuilles, que ce soit pour se nourrir, se soigner, enseigner ou transmettre ces connaissances et cette sagesse traditionnelles. »

Cette compréhension de la nature va bien au-delà de l’utilisation des plantes. Les femmes autochtones observent attentivement les changements saisonniers, le comportement des animaux et les signes environnementaux qui aident les communautés à anticiper les conditions climatiques.

Comme l’explique Aissatou :

« Les femmes savent prédire le temps qu’il fera. Quand il fera chaud, quand il pleuvra, comment sera la saison, si elle sera longue ou courte, s’il y aura des inondations ou des sécheresses. »

Ces observations sont vitales dans les régions où les moyens de subsistance dépendent étroitement des cycles naturels. Les femmes orientent souvent les décisions concernant les saisons des semailles, l’utilisation des ressources naturelles et le déplacement des animaux, aidant ainsi les communautés à s’adapter aux conditions environnementales changeantes.

Défis et pressions

Malgré leur rôle essentiel dans la gestion environnementale, les femmes autochtones continuent de faire face à des défis importants. De nombreux territoires autochtones sont de plus en plus menacés par la déforestation, les industries extractives et l’invasion des terres, ce qui met en péril à la fois les écosystèmes et les moyens de subsistance traditionnels.

Dans le même temps, les inégalités sociales et la discrimination fondée sur le genre limitent souvent la participation des femmes à la prise de décision en matière d’environnement. Il est donc essentiel, tant pour la justice entre les sexes que pour la protection de la biodiversité, de reconnaître les droits des femmes autochtones, y compris leurs droits fonciers, leurs droits culturels et leur rôle de premier plan dans la gouvernance environnementale.

L’identité autochtone et l’avenir

Malgré ces défis, les femmes autochtones continuent de faire preuve de résilience, de leadership et de détermination.

Pour Aissatou, l’identité autochtone est une source de fierté et de force :

« Être autochtone, c’est posséder des connaissances et une sagesse traditionnelles, avoir une identité, être connecté à un territoire d’une manière ou d’une autre ».

Ce lien avec la terre et la culture détermine la manière dont les communautés autochtones comprennent leur responsabilité de protéger la nature et de préserver leur mode de vie.

Aissatou partage également un message inspirant pour les jeunes générations :

« Jeunes gens, ce message s’adresse à vous. Soyez fiers de qui vous êtes. Soyez très heureux d’être autochtones, quel que soit votre peuple, votre pays ou votre origine. »

« Être autochtone est une chance que nous ne devons jamais laisser passer, et nous devons prendre soin et protéger notre communauté, notre identité, notre culture et nos connaissances traditionnelles. »

Aujourd’hui, alors que nous célébrons la Journée internationale de la femme, il est important de rappeler que la protection de la nature et la promotion des droits des femmes sont étroitement liées.

Le Forest Stewardship Council (FSC) et la Fondation autochtone du FSC reconnaissent le rôle essentiel que jouent les femmes autochtones dans la protection des forêts, le maintien de la biodiversité et le renforcement de la résilience des communautés. Découvrez comment le FSC collabore avec les peuples autochtones de différentes manières afin de créer des opportunités communes.

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Bulletin d’information de janvier 2026 de la FSC-IF

Nouvelle année, nouvelles opportunités!

Alors que nous entamons une nouvelle année, la Fondation autochtone FSC se projette vers 2026 avec une vision claire et ancrée : un avenir où les droits des Peuples autochtones sont pleinement respectés et où les solutions dirigées par les Autochtones sont reconnues comme essentielles à la protection des forêts du monde. Dans cet esprit, nous recherchons également des partenaires financiers qui partagent notre engagement à faire avancer les priorités de gouvernance forestière autochtone, renforçant le bien-être autodéterminé, valorisant les systèmes de connaissances et soutenant un leadership enraciné dans la communauté, la culture et le territoire. 

Les Peuples Autochtones ne sont pas seulement des partenaires clés dans la protection des forêts : ce sont des experts et des leaders dans la protection de la Terre Mère. En 2026, nous amplifierons la sagesse autochtone à l’échelle mondiale, renforcerons la gouvernance autochtone dans les espaces décisionnels et soutiendrons des actions qui nourrissent les forêts pour les générations à venir. 

Temps forts du mois et activités à venir:

Symposium sur les terres autochtones 2026 au Canada 

2–6 février 

Le Symposium sur les terres autochtones 2026 au Canada est un événement catalyseur réunissant des partenaires autochtones et non autochtones autour de la souveraineté, de l’innovation, de la collaboration et de la culture dans le domaine de la foresterie durable. Avec plus de 300 délégués issus de plus de 35 communautés autochtones, le Symposium représente plus de 7 millions d’hectares de territoires traditionnels partagés ainsi que le leadership des équipes de développement des terres et des ressources en tant que gardiennes et gardiens de nos terres communes. 

 

La Fondation autochtone FSC sera représentée par des leaders autochtones : Peggy Smith (membre du Conseil FSC-IF), David Flood (vice-président du FSC PIPC), Tolita Davis-Angeles (représentante suppléante du PIPC pour l’Océanie) et Minnie Degawan (directrice générale de FSC-IF), qui seront présents tout au long de l’événement. Le Symposium est organisé par Wahkohtowin Development, où David Flood occupe également le poste de directeur général. 

Atelier sur la mobilisation des ressources 

L’Atelier de la CDB sur la mobilisation des ressources (10–13 février 2026, Rome) réunira les Parties et les parties prenantes afin de faire avancer les discussions sur la réduction du déficit mondial de financement de la biodiversité d’ici 2030 et de soutenir les négociations à venir lors du SBI-7 et de la COP-17. Organisé consécutivement à la sixième réunion de l’Organe subsidiaire chargé de la mise en œuvre (SBI-6), il offre un espace de dialogue informel sur les priorités clés en matière de mobilisation des ressources. La FSC Indigenous Foundation (FSC-IF) participera à ces discussions. 

Webinaire sur les économies forestières dirigées par les communautés

📅 Mardi 10 février | 🕘 9h00–10h30 ET 

Rejoignez des leaders autochtones et des femmes leaders, des agriculteurs familiaux, des scientifiques et des partenaires politiques de l’Amazonie, du bassin du Congo et de l’Asie du Sud-Est pour explorer comment les économies forestières portées par les communautés peuvent protéger les forêts et renforcer des moyens de subsistance équitables. 

🤝 Ce webinaire est une collaboration entre le World Resources InstituteEnvironmental Defense FundForest Stewardship CouncilFondation Autochtone FSC, The African Women’s Network for Community Management of Forests (REFACOF), WRF FRM ML, et le Sustainable Development Solutions Network
 
Nous examinerons comment réorienter les politiques et les financements des modèles extractifs vers le pouvoir des communautés, et définirons les prochaines étapes au-delà de la COP30 pour des solutions forestières équitables en 2026 et au-delà. 

✨ Avec la participation de Mme Alina Livet Santiago Jiménez, leader autochtone du peuple zapotèque d’Ixtlán de Juárez et présidente du Comité permanent des Peuples autochtones du FSC, parmi d’autres leaders autochtones remarquables. 

🌎 Interprétation disponible en anglais, espagnol, portugais et français 

Focus recherche: 

Article de recherche sur les solutions fondées sur la nature dirigées par les Peuples autochtones, alignant les objectifs de neutralité carbone et de biodiversité au Canada 

Rejoignez-nous en 2026 pour soutenir des solutions dirigées par les Peuples Autochtones, qui défendent les droits, renforcent la gouvernance forestière et protègent les forêts de la Terre Mère pour les générations à venir.

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Lancement du rapport : Peuples autochtones et transition énergétique juste

WWF et AJET, avec le soutien de la Fondation Indigène FSC, vous invitent au lancement du rapport : Peuples indigènes et transition énergétique juste.

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WWF et AJET, avec le soutien de la Fondation Indigène FSC, ont le plaisir de vous inviter au lancement du rapport : Peuples autochtones et transition énergétique juste.

Le rapport souligne l’importance d’une transition énergétique réellement équitable : respectueuse des droits, fondée sur le Consentement Libre, Préalable et Éclairé (CLPE/FPIC) et guidée par le leadership des communautés indigènes dans la prise de décision.

Les Peuples autochtones gèrent des territoires d’une grande valeur écologique et jouent un rôle essentiel dans la protection des principaux puits de carbone et d’une grande partie de la biodiversité restante de la planète. Pourtant, ils sont touchés de manière disproportionnée, une part importante des infrastructures mondiales liées aux énergies fossiles étant située sur des territoires autochtones. Le rapport analyse les défis et les opportunités pour garantir des transitions énergétiques inclusives, adaptées aux contextes locaux et respectueuses des droits. 

Webinaire de lancement du rapport : Peuples indigènes et transition énergétique juste