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Les Peuples autochtones appellent à un financement climatique fondé sur les droits lors de la neuvième réunion du Conseil du FRLD

Placer les droits des Peuples autochtones au cœur du financement climatique

Photos par FRLD, Kalea Aquino

Manille, Philippines | 8–10 Juillet 2026

La neuvième réunion du Conseil du Fonds pour répondre aux pertes et préjudices (FRLD) a réuni des membres du Conseil, des gouvernements, des Peuples autochtones, des organisations de la société civile et des organisations internationales à Manille, aux Philippines, afin de faire avancer les décisions concernant l’un des plus récents mécanismes de financement climatique au monde.

Créé dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et de l’Accord de Paris, le Fonds pour répondre aux pertes et préjudices vise à fournir un soutien financier aux pays et aux communautés confrontés aux impacts irréversibles du changement climatique. Alors que les catastrophes liées au climat deviennent de plus en plus fréquentes et graves, les décisions prises par le Conseil détermineront la manière dont les ressources seront mobilisées, gouvernées et acheminées vers les populations les plus touchées.

La FSC Indigenous Foundation a participé à la réunion par l’intermédiaire de Kalea Adrienne Aquino, Point focal régional pour l’Asie et le Pacifique, qui a suivi les négociations et soutenu la participation de la Circonscription des organisations des Peuples autochtones (IPO Constituency).


Les Peuples autochtones appellent à une participation effective et à un accès direct

Dans sa déclaration de clôture, présentée par Kalea, la Circonscription des organisations des Peuples autochtones a salué l’occasion de participer aux travaux du Conseil, tout en exprimant sa préoccupation face au fait que plusieurs décisions importantes ont été adoptées sans refléter de manière adéquate les droits ou la participation des Peuples autochtones.

La déclaration a réaffirmé que les Peuples autochtones sont des titulaires de droits, reconnus comme tels par la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) et la Convention n° 169 de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Elle a souligné que les droits aux terres, à l’autodétermination et au Consentement libre, préalable et éclairé (CLPE) constituent des obligations juridiques et non des engagements discrétionnaires. Guidée par le principe « Rien sur nous, sans nous », la Circonscription a appelé à ce que les Peuples autochtones participent de manière significative à toutes les décisions qui concernent leurs communautés.

La Circonscription a également mis en avant quatre priorités essentielles pour l’avenir du Fonds :

  • Accroître l’ampleur du financement climatique afin de répondre aux besoins croissants des communautés confrontées aux pertes et préjudices, grâce à des contributions plus importantes des pays historiquement les plus émetteurs de gaz à effet de serre.
  • Mettre en place un accès direct au financement pour les organisations et les communautés autochtones, en réduisant la dépendance à l’égard des institutions intermédiaires.
  • Intégrer le Consentement libre, préalable et éclairé (CLPE) dans le Cadre de gestion des résultats du Fonds afin de garantir que les activités ayant une incidence sur les territoires autochtones respectent les droits des Peuples autochtones.
  • Renforcer la participation des Peuples autochtones en adoptant la Politique relative aux observateurs actifs, permettant aux Peuples autochtones de participer de manière plus efficace et plus transparente aux processus décisionnels du Conseil.

En vue de la dixième réunion du Conseil (B10), qui se tiendra à la Barbade, la Circonscription des organisations des Peuples autochtones a appelé à des progrès concrets sur ces priorités, en soulignant que le financement climatique doit être fondé sur les droits, accessible et redevable envers les communautés les plus touchées par les changements climatiques.

Pour les Peuples autochtones, répondre aux pertes et préjudices ne consiste pas uniquement à mobiliser des ressources financières. Il s’agit également de veiller à ce que le financement climatique respecte les droits des Peuples autochtones, reconnaisse leurs systèmes de gouvernance et parvienne aux communautés qui protègent depuis longtemps les écosystèmes de la planète tout en supportant une part disproportionnée des conséquences de la crise climatique.

Vous avez manqué la discussion ? Regardez l’enregistrement du troisième jour de la neuvième réunion du Conseil du Fonds pour répondre aux pertes et préjudices (FRLD).

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Les nouvelles orientations des Nations Unies renforcent la mise en œuvre du Consentement libre, préalable et éclairé dans le cadre des activités des entreprises

Lire le rapport complet

Le Groupe de travail des Nations Unies sur la question des droits de l’homme et des sociétés transnationales et autres entreprises a publié un nouveau rapport offrant des orientations complètes sur le droit des Peuples autochtones au Consentement libre, préalable et éclairé (CLPE) dans le contexte des activités des entreprises.

Publié dans le cadre du point de l’ordre du jour du Conseil des droits de l’homme consacré à la promotion et à la protection de tous les droits de l’homme, le rapport examine comment les États et les entreprises peuvent mieux respecter, protéger et garantir le droit des Peuples autochtones au CLPE tout au long du cycle de vie des projets d’entreprise.

Le CLPE est un droit fondamental reconnu par la Déclaration des Nations Unies sur les droits des Peuples autochtones (DNUDPA). Il garantit aux Peuples autochtones la possibilité de prendre des décisions éclairées concernant les activités susceptibles d’avoir une incidence sur leurs terres, leurs territoires, leurs ressources, leurs cultures et leurs modes de vie. Le respect du CLPE est essentiel pour protéger les droits des Peuples autochtones, instaurer un climat de confiance, prévenir les conflits et favoriser un développement plus équitable et durable.

Le rapport est accessible au public et peut être consulté et téléchargé gratuitement sur le site web des Nations Unies. Pour le moment, il est uniquement disponible en anglais.

Les lecteurs sont invités à consulter l’intégralité de la publication et à télécharger le document afin d’en apprendre davantage sur les recommandations et les orientations pratiques qu’il propose pour renforcer la mise en œuvre du Consentement libre, préalable et éclairé dans le cadre des activités des entreprises.

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Actualités de juin et leadership autochtone

Promouvoir le leadership autochtone dans les forums internationaux sur le climat

La FSC Indigenous Foundation reconnue par Premios Verdes

Le projet pilote de la FSC Indigenous Foundation, Renforcer les modèles d’entreprises autochtones fondés sur la nature, a été reconnu parmi les 500 meilleures initiatives de durabilité d’Amérique latine et des Caraïbes par Premios Verdes. Développé avec des communautés autochtones du Darién, au Panama, ce projet favorise des moyens de subsistance durables grâce à des solutions fondées sur la nature et dirigées par des Peuples Autochtones.


Renforcer les perspectives autochtones au sein du FSC

En marge du 49ᵉ Symposium national annuel sur le bois des peuples autochtones, organisé à Keshena, dans le Wisconsin, FSC Indigenous Foundation a accueilli une réunion consacrée à la nomination du représentant de la région des États-Unis au Comité permanent des Peuples Autochtones (PIPC) du FSC.

Coordonnée par Satnam Manhas et son équipe, aux côtés de David Flood, président du PIPC, avec la participation de Lorraine Rekmans (membre du Conseil d’administration international du FSC), cette rencontre a réuni des dirigeants autochtones afin d’approfondir leur connaissance du FSC, du rôle du PIPC en tant que comité consultatif du FSC, ainsi que de l’importance du leadership autochtone dans une gestion responsable des forêts.

Les participants autochtones du Canada ont partagé leurs expériences avec le FSC, donnant lieu à des échanges enrichissants.

À l’issue de la réunion, les participants autochtones des États-Unis ont défini un processus de nomination reflétant les valeurs de leurs communautés et leurs traditions en matière de prise de décision, réaffirmant l’importance de l’autodétermination dans la gouvernance autochtone.

Cette réunion a permis de renforcer les relations entre les participants et de favoriser le partage des connaissances entre les différentes régions.


Assemblée du FEM, Ouzbékistan

“Le financement de la conservation doit être décolonisé afin de garantir un impact durable.” – Minnie Degawan, Kankanaey-Igorot

Lors de la 8ᵉ Assemblée du Fonds pour l’environnement mondial (FEM/GEF) à Samarcande, en Ouzbékistan, Minnie a pris part à un dialogue mondial consacré au renforcement d’un financement inclusif de la biodiversité et à la nécessité de garantir que les ressources parviennent réellement aux Peuples Autochtones et aux communautés locales.

Les discussions ont porté sur la mise en œuvre concrète d’une approche fondée sur les droits pour le financement de la biodiversité, le renforcement de la participation effective aux processus décisionnels et l’évaluation de l’impact du financement au-delà de l’approbation des projets et du décaissement des fonds.

Organisateurs : CBD Women, Global Youth Biodiversity Network et International Indigenous Forum on Biodiversity.


Leadership autochtone à la CCNUCC SB64

Au cours du mois de juin, la FSC Indigenous Foundation (FSCIF) a participé à la 15ᵉ session du Groupe de travail facilitateur (FWG 15) de la Plateforme des communautés locales et des peuples autochtones (LCIPP) ainsi qu’à la 64ᵉ session des Organes subsidiaires de la CCNUCC (SB64).

Des discussions essentielles ont porté sur le financement climatique équitable, la participation des Peuples Autochtones aux processus décisionnels, les systèmes de connaissances traditionnelles, les approches fondées sur les droits en matière de données climatiques et les voies permettant de mettre fin à la déforestation.

En savoir plus

Le message fort de Hindou Ibrahim lors des discussions sur la Feuille de route de la Présidence brésilienne de la COP30 visant à mettre fin à la déforestation et à la dégradation des forêts d’ici 2030.

“La Feuille de route doit permettre de traduire la reconnaissance du rôle des Peuples Autochtones et des communautés locales en actions concrètes.”

Lire son:

Message

London Climate Action Week

La London Climate Action Week (LCAW) est un rendez-vous majeur du calendrier climatique mondial, réunissant gouvernements, société civile, Peuples Autochtones et autres acteurs afin de renforcer la collaboration et de faire avancer l’agenda climatique entre les COP.

Il est essentiel que les perspectives des Peuples Autochtones soient pleinement intégrées à ces échanges, car leurs connaissances, leur leadership et leurs droits sont indispensables pour promouvoir des solutions climatiques efficaces et équitables.

Cette semaine, Minnie participe à plusieurs réunions et dialogues dans le cadre de la LCAW, notamment sur les trois Conventions de Rio et sur l’importance d’une approche plus intégrée du changement climatique, de la conservation de la biodiversité et de la lutte contre la dégradation des terres, à partir des perspectives des Peuples Autochtones.

Restez à l’écoute la semaine prochaine pour découvrir les réflexions de Minnie sur les trois Conventions de Rio !


Appel à candidatures « Call for Futures 2027 : Les voix des jeunes pour un avenir meilleur »

Voice of Future Generations (VoFG) a lancé l’appel à candidatures Call for Futures 2027, invitant les jeunes du monde entier à partager leurs idées et leurs solutions pour un avenir plus durable. Cette initiative encourage l’engagement des jeunes dans les discussions mondiales sur la protection de l’environnement, la justice sociale et la collaboration entre les générations.

Date limite : 30 juin 2026.

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